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Découvrez l' Histoire de l'UBA :
Un
petit historique concernant ce métier exercé ici sur
notre Bassin d'Arcachon. Le titre vous semble étrange ? Vous trouverez l'explication au fil de la lecture. Tout
d'abord, un batelier c'est quoi ? C'est l'homme qui
conduit le navire ou la barque transportant des
marchandises ou des passagers. Dans les temps anciens,
c'était le nocher ou le nautonier. Ce terme n'est plus
d'usage depuis fort longtemps. Ailleurs, on l'appellera
le marinier, le passeur, le gondolier,...
L'
histoire des Bateliers du bassin d' Arcachon, est
étroitement liée à l'histoire même du Pays de Buch;
Création de la ville d' Arcachon ,développement de La
Teste, les bains de mer, l'arrivée du chemin de fer
(1841 La Teste)avec les trains de plaisir, etc. Nous
sommes donc au début du 19ème siècle. Les bateaux à
moteur n'existent pas encore. Les gens sont transportés
dans des embarcations à l'aviron ou à la voile. Ce sont
souvent des femmes de marins qui sont batelières. Soit,
les hommes sont à la pêche à la grande mer (l'océan),
soit elles sont veuves, ou leur homme est au service de
l'état. (à
l'époque, les marins servaient 6,7,8 années dans la «
Royale »! Ils étaient parfois rappelés lors des
hostilités qui pouvaient durer 1,2 ou3 années
supplémentaires!)
D'ailleurs, ces
quelques notes de M. Robert Aufan
*
Depuis La Teste, on accédait le plus
souvent à ces établissements (les bains de mer)en
pinasse. En 1838 il fallait payer ; pour 3 personnes,
-1,50 francs pour aller à
l’établissement Lesca,
-3,50 pour les établissement Gaillard
et Legallais,(aller-retour)
-4,80 pour La Chapelle( id°)
Mais les
rapports entre touristes et batelières faisaient parfois
l'objet de «discussions vives» concernant les prix que
les voyageurs estimaient parfois «exagérés». C'est
pourquoi le 28 août 1844, le Maire de La Teste signa un
arrêté de fixation des tarifs. Ceux-ci, dégressifs en
fonction du nombre de passagers, six au maximum par
bateau, variaient ainsi (par personne) : La
Teste-Aiguillon et Lesca : 1 à 3 francs l'aller, La
Teste-Gaillard et Legallais : 1,25 à 4 francs l'aller La
Teste-La Chapelle : 2 à 4,50 francs aller-retour, La
Teste-Cap Ferret : 4 à 6 francs aller-retour En 1845 un
nouveau tarif fut fixé par un arrêté municipal du 24
avril : 1,80 franc jusqu'à 3 personnes de La Teste à
l'établissement Lesca, 2,70 à ceux de Legallais et
Gaillard, 4,80 aller-retour jusqu'à La Chapelle, 6
francs aller-retour pour le Ferret ou l'Île aux Oiseaux.
Cette augmentation des tarifs était
due à l'obligation faite aux batelières de s'adjoindre
un marin «pour la satisfaction et sécurité des
voyageurs». L'arrêté précisait d'autre part, toujours
pour les mêmes raisons, «qu'aucune embarcation dite
petite tillole ou bâtarde ne pourra, dans aucun cas,
transporter plus de six personnes à la fois».
* source:
La
naissance d’Arcachon, de la forêt à la Ville, 1823-1857
» de Robert Aufan publié en 1994
Nous voici donc dans la 1ère moitié
du XIX ème siècle, et cette partie du Bassin est en
pleine effervescence. Depuis longtemps, le Havre
d'Arcachon est sillonné par de nombreux navires (à
lire) Le
commerce par voie maritime y est très actif. Les
produits provenant des forêts avoisinantes sont
exportés, tels la gemme, les poix,les goudrons, puis
ensuite les poteaux de mines. Ce sont les débuts de
l'ostréiculture, la pêche bat son plein. Le 1er
chalutier à vapeur du monde a été armé à Arcachon par le
Capitaine Allègre en 1840 (
en savoir +?
pdf
32p .)
L'ensemencement en
pins de l'Aquitaine produit ces effets. Le pays est
devenu un nouvel eldorado ! Nombreux sont les étrangers
qui se sont implantés dans la région pour y faire
fortune ou connaître la ruine.
Nous sommes
donc au milieu du XIXème siècle, les Etablissements de
Bains existent déjà à Gujan- Mestras et La Teste en
bordure des plages dans les quartiers d' Eyrac et
jusqu'à La Chapelle. Les Bordelais notamment y viennent
par le chemin de fer ou ils arrivent en gare de La
Teste. (Terminus) Pas de route jusqu'à ces
établissements sinon des chemins cahoteux empruntés par
des voitures à sable, ou alors les pinasses comme moyen
de transport. 1857 Naissance de la Ville d' ARCACHON ---
Le 2 Mai 1857,
Arcachon est érigée en commune par décret impérial de
Napoléon III. C’est à cette même date que la ligne de
chemin de fer entre Bordeaux et La Teste est prolongée
jusqu’à Arcachon. Afin de rentabiliser cet
investissement, les Frères Péreire, Emile et Isaac
(riches banquiers et principaux actionnaires de la
Compagnie des Chemins de Fer du Midi) achètent pour leur
compte et celui de la Compagnie, 96 ha de terrains
forestiers et créent la ville d’Hiver. Dès le printemps
1862, avenues et rues sont tracées, casino et villas
sortent de sable. Des villas cossues de tout style
apparaissent dans un dédale de petites «allées courbes
brise-vent ». La vogue des bains de mer attire ici une «
colonie étrangère » d’altesses et de célébrités, têtes
couronnées, grandes familles, hommes de lettres et
artistes lyriques. Le front de mer, sur près de trois
kilomètres, voit se bâtir chalets et villas préfigurant
ainsi la ville d’Eté . C’est le début de l’essor
d’Arcachon.
Un ouvrage
publié en 1880 indique les excursions à faire à
Arcachon, notament celles maritimes. Une page de ce
livre,
comporte une carte du bassin dessinée par Paul Regnauld, neveu d' Emile
Péreire. Il s'appelle
Guide de l' Etranger
(à consulter sur le site d'un
passionné du Bassin)
Bien entendu les bains de mer se
multiplient en même temps que les Villas-Chalets, les
promenades en bateau également, emmenant même des hommes
pratiquant la chasse aux lapins à l'Ile aux oiseaux à la
journée ! Pour les mêmes raisons le Cap-Ferret alors
désert de sable non desservi par une quelconque route
est aussi une destination pour les adeptes de la chasse.
(à cette époque et jusqu'en la presqu'île depuis Piquey
à la Pointe était commune de La Teste de Buch) Petit à
petit, certains organisent des transports maritimes avec
bateau à vapeur qu'on appellera selon, le vapeur, ou le
courrier. (à l'international ce seront les
Long-courriers)
Un des 1ers navires à vapeur
effectuant une ligne vers le Cap-Ferret fut "Le
BORDELAIS" dès 1864 et ceci 4 fois par semaine !
Nous trouverons
encore les navires : "Le CAMPONAC", "Le POINT du JOUR",
Le "VILLE de ROCHEFORT", Le SAINTJOSEPH, l' ILE d'
OLERON, Le VIGILANT, le STELLA MARIS, Le BELISAIRE, Le
CAP-FERRET, Le DALHIA, Le COURRIER du CAP II.
Nombreux furent
les bateaux qui à des époques diverses et avec plus ou
moins de longévité assurèrent le service, mais aucun n'a
laissé autant de souvenirs que le bon vieux " COURRIER".
Le premier " COURRIER du CAP" sera réquisitionné en 1914
et envoyé aux Dardanelles avec soixante-dixhuit-
pinasses. Il reprendra du service en 1919, finira à la
ferraille à Arcachon en 1947 (sources Rebsomen, SHAA).
Le 11 juillet 1931, fut mis en
service le "COURRIER du CAP II" appelé primitivement "le
Ville de Paimboeuf". Ce 2ème Courrier avait de sinistre
mémoire un sister ship " Le Saint-Philibert" dont le
naufrage en 1931 fit 467 victimes. Cette époque, bien
sûr sera entrecoupée avec les deux guerres mondiales
pendants plusieurs années et l'activité bouillonnante d'
Arcachon, reprendra de plus belle dès la fin des années
1940. Le port de pêche également se classera en haut du
tableau des ports de pêche de France et ce depuis le
début du XXème siècle. Parallèlement à Arcachon, les
communes riveraines autour du Bassin se développent, le
tourisme né avec les premiers congés payés, est ouvert à
une population sans cesse grandissante. La notoriété du
Bassin d' Arcachon, répandue par la presse nationale, la
venue de personnes célèbres, dont on ne pourrait conter
l'histoire ici, font du Bassin d' Arcachon et de la
Ville, une destination trés prisée. Son climat, ses
huitres,son port de pêche, ses plages, la Dune du Pyla,
la desserte par le chemin de fer, etc. L' absence de
route pour aller au Cap-Ferret jusqu'en 1929 favorisera
le transport maritime pour l'acheminement des
marchandises et des voyageurs vers la presqu'île. Les
premières pinasses à moteur et les canots automobiles
prirent le relais pour le service des voyageurs. Groupés
en deux syndicats rivaux, le S.B.A ou Syndicat des
Bateliers Arcachonnais devenu A.B.A , Amicale .., et
"les Bateliers Indépendants", les marins se firent
pendant quelques années une petite guerre, chacun
vantant les mérites des bateaux de sa compagnie,
pourfendant la rivale. C'est en 1952, qu'une entente
s'est construite autour du vocable qui vous transporte
toujours: l' UNION des BATELIERS ARCACHONNAIS désignée
par le sigle U.B.A. Ci-dessous quelques photos de
navires faisant le transport de passagers et de
marchandises entre Arcachon et le Cap-Ferret et
excursions sur le bassin d' Arcachon, l'Île aux Oiseaux,
Piquey, etc.
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